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Alors... Dans un premier article, on doit se présenter , non ?

Sophie, 15 ans, Geek, No-Life, ne connaissant rien aux relations entre humains.

Eh bah oui. Je suis pas là non plus pour me plaindre, et que je vois personne contester ca, même si il serait pas d'accord. C'est la stricte vérité, et je m'accepte pleinement comme ça. Oui, je suis Geek et No-life. C'est à peine si je sors de chez moi une fois par semaine, en éliminant l'école on s'entend et je passe mon temps sur le PC. Et Oui, je connais rien au relations sociales. Je suis nulle avec les autres, je sais pas comment agir ni comment me comporter. J'suis une fille, mais je connais aucun secrets de filles. Partout où je pose les pieds, les mecs m'aiment pas, mais tant pis. Je peux rien faire alors je me plains pas, c'est simplement un fait. Quoi dire d'autres...? J'ai un chat et un lapin[ C'est mon homme alors pas touche ! è_é ], une mère et un père pas séparé, un frère qui me critique tout le temps. J'adore écrire, j'adore lire, j'adore créer. Je crée en écrivant, mais je fais aussi du scrap' book et depuis peu des espèces de petites de peluches x3. On dit de moi que je suis très spéciale, voir bizzare, mais j'suis comme ca et puis c'est tout. J'adore déconner, et la dernière chose dont j'ai peur, c'est le ridicule. Je suis d'apparence très très joyeuse...et je me laisse pas forcément marcher sur les pieds. Peu d'insultes m'atteigne vraiment, parce que j'en ai trop entendu.

J'écris depuis très longtemps: Ma première histoire remonte à l'âge respectable de 6 ans. Ouais, bon, c'était pas le best-seller du siècle, bourrée de fautes et limite marrant comme c'était con, n'empêche c'est à cet âge que m'est apparu les mots comme étant interessant, et plus j'ai grandit, plus les mots devinrent à mes yeux une passion. Je n'ai jamais terminé un projet de roman, et j'ai fait peu de textes, mais le plus grand de mes écritures se trouvent dans les jeux de rôles sur forum, d'où le fait que j'écris souvent mais que j'ai au final peu de textes.
Ça vous va comme présentation?

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Sur ce blog sera affiché tout mes textes. Oh! Pas que j'en ai une tonne, je suis moins productive que plusieurs, mais bon, je trouvais ca bien comme idée de faire une espèce de galerie de mes textes^^.Je les affiches dans l'espoir d'avoir quelques commentaires, quoi qu'ils soient. Tous les commentaires risquent d'être affichés, à moins que ce soit vraiment méchant et gratuit, mais j'accepte même les mauvaises critiques , qui peuvent m'aider à m'améliorer ^^ Si jamais quelqu'un aurait la drôle d'idée de prendre mes textes, ca serait bien de m'avertir, et de mettre WordsArePerfects sur l'article, au moins, histoire que les gens sachent que c'est de moi et non du quelqu'un en question. Je fais pas mon blog pour attirer des masses de gens, donc c'est pas forcément néccesaire de laisser mon blog, mais bon, je suis pas contre non plus. ^^


Be Happy And Have Fun <3

Picture took by me

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 18:54

Modifié le lundi 13 juillet 2009 18:38

Mr.Murder ~

Mr.Murder ~
Seul ses yeux d'un bleu perçant se détachait de l'ombre écrasante de la ruelle, semblant briller à la lueur de la faible lune qui s'élevait dans le ciel noir d'encre, où les étoiles avaient disparues sous les lourds nuages de la ville. Au lointain grondait la rumeur des moteurs et le chuchotement des derniers passants de cette heure tardive. Une musique inconnue bourdonnait dans ses oreilles, dirigeait ses pas et ses gestes, ses pensées et son esprit. Ses pas étouffés accompagnaient la mélodie, dirigeant la cadence. Son souffle faisait office de chant et le froissement de ses vêtements, presque imperceptible, était l'instrument de cette complainte. C'est alors qu'il la vit. Elle. La fin prochaine de l'air qui emplissait sa tête. D'un geste qu'il voulait rapide, il plaqua sa main contre son ventre et l'amena vers lui jusqu'à ce que son dos s'appuie sur son torse. Il plaqua son autre main sur sa bouche, l'empêchant de détruire sa chanson à lui, puis laissa parcourir ses lèvres sur sa nuque. Un léger goût de noisette s'imprégnait sur sa bouche et un parfum d'agrumes et de fleurs embaumaient son nez. Du bout de sa langue, il toucha le lobe d'oreille frais, savourant son bouquet de saveur. La femme se débattait sans cesse. Sous ses lèvres reposant sur son cou, il sentait ses cordes vocales tentant en vain de crier à l'aide, sous ses dents posées sur une veine de son cou, il sentait son pouls s'accélérer au même rythme que le sien. Cette sensation grisante qui l'habitait dans ce genre de moment l'enveloppait lentement. Sans qu'il puisse se contrôler, il sentit légèrement son pantalon se déformé, appuyant sur la cuisse nue de la jeune femme. Ses longs cheveux blonds coulaient le long de son corps, touchant son ventre et frôlant la main de l'homme. Contrôlant les bras de la fraiche dame afin qu'elle ne puisse se sauver, il sortit de ses vêtements un long poignard qui, sous le regard critique de la lune, se mit à briller d'une aura blanchâtre, ironique contraire à ce qu'elle allait accomplir sous peu. Ses lèvres sentirent de plus en plus les vibrations sous son gosier alors que ses oreilles refusaient d'entendre ces lamentations, préférant de loin cette douce musique. Il pressa sa main sur cette bouche si tendre, renversant légèrement la tête de la jeune femme, mettant occasionnellement le manche de son poignard entre ses dents. Son autre main reposant sur son ventre se mit à glisser vers son bas-ventre, pour remonter sous l'étoffe de la jeune femme, entrant en contact direct avec sa peau chaude et douce. La demoiselle se débattit plus que jamais, mais cela ne lui déplaisait pas. Bandant tous ses muscles, il la resserra encore plus fort contre son torse sportif, plongeant son regard brillant de folie dans les iris jaunâtres de la victime. Plus elle se débattait, plus c'était drôle. Serrant si fort son ventre qu'il sentait à travers la peau d'albâtre les battements affolés du c½ur de la femme, il fit lentement entré la pointe de la lame dans sa gorge en tenant le manche par la main qui était toujours plaqué sur les lèvres douces de la jeune femme, admirant de ses yeux déments le sang perlant sur le métal. Sa langue parcourut de nouveau la nuque de la jeune femme, puis il embrassa ses lobes d'oreilles, revenant même jusqu'aux lèvres de la jeune femme pour les goûter tendrement. Il ne put s'empêcher de faire parcourir sa main sur le ventre plat de la femme, qui délicatement, se parsemait d'une fine couche de sueur. Reculant de quelques pas jusqu'à s'adosser sur le mur de la ruelle en amenant la jeune femme avec lui, gardant la même position, il serra plus fort que jamais la femme contre elle, telle une poupée de chiffon. Alors que la cuisse ferme appuyait trop fortement sur son pantalon, l'homme ne put retenir un long soupir. Maintenant, son c½ur battait aussi fort que celui de sa victime. Cette sensation enivrante l'enveloppait plus que jamais, l'écrasait comme elle ne l'avait jamais fait auparavant. Son souffle se faisait plus court et il s'amusait à le faire danser sur la peau satinée de la jeune femme au gré de la musique frémissant à ses oreilles. Descendant lentement le poignard sur le corps, il déchira graduellement le vêtement de la jeune femme, lacérant profondément ses côtes et ses hanches, dégustant du regard le sang qui maculait dorénavant ses mains, sa peau, son corps et le corps de la jeune adulte. Lorsqu'enfin l'étoffe qui recouvrait son corps tomba au sol dans un bruit mas, il ne put s'empêcher de lancer un regard vers sa poitrine bien remplie, mais détourna bien vite le regard sur la plaie ensanglantée qui l'intéressait bien plus. Puis sa lame courut de nouveau sur sa peau, mais cette fois-ci, le sang coula abondamment. Violemment. Ses lèvres étaient toujours posées sur sa gorge, ainsi sentait-il les vibrations que la jeune femme produisait, mais les entendait-il aussi. Sa main ne suffisait pas à étouffer ses cris de douleur, et il fut un instant porté à enlever sa main pour se délecter de ses cris de douleur avant de se rappeler qu'il était en pleine ville, et que le risque de se faire prendre voudrait dire ne plus recommencer. Quelque peu déçu, il entra d'un coup rageur le poignard dans son ventre, laissant aller un soupir excité qui enlaça de concert le cri de douleur de la jeune femme. La bosse qui naissait dans son pantalon, à ce son, ne put qu'augmenter quelque peu. Tout ce sang maculant sa propre peau, tout ce sang salissant la peau si blanche de la demoiselle... Il n'était pas déçu de son choix... Un petit rire sortit de sa bouche alors que la jeune femme essayait en vain de lui asséner des coups. Ce n'est qu'a cette étape, qu'enfin, il mit fin à la musique vibrant toujours au creux de ses oreilles. Enfonçant l'arme à la hauteur du c½ur, sentant la résistance des côtes, il mit fin au jour de la jeune femme. Jubilant, riant à pleine gorge, il tourna la lame dans la plaie, puis laissa tomber la jeune femme brusquement au sol, écoutant à regret la chanson se finir sur une dernière note. Un frisson parcourant sa peau, il la regarda agonir au sol, l'observa se vider de son sang, vivre pour la dernière fois. Lorsqu'enfin, la dernière étincelle de vie quitta son corps, il nettoya son arme sur ses vêtements dans un geste prompt, jeta un dernier regard à sa victime et partit tel un courant d'air à l'opposé de la jeune femme, disparaissant dans l'ombre.

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 19:17

Modifié le jeudi 11 décembre 2008 21:55

Mr.Murder 2

Mr.Murder 2
Ses pas résonnaient dans la ruelle, montaient vers les cieux en écho, se perdaient dans les étoiles présentes par centaine dans le ciel. Encore ce soir, il allait le faire. S'amuser jusqu'à ce qu'il ne le puisse... Simplement plus. Comme chaque soir, la lune semblait briller en son honneur, étendre ses rayons seulement dans quelques coins de ruelles afin de créer une atmosphère parfaite, entre ombres et ténèbres. Le silence l'enveloppait paisiblement, lui chantant doucement des mots que lui seul pouvait entendre, des mélodies chargées de promesses. Le visage pâle de l'homme était aussi impassible qu'un masque, un masque où on aurait dessiné un mince sourire, un sourire à glacer le sang. Alors que ses pas le menaient à un endroit que lui seul connaissait, ses yeux perçants d'un bleu éclatant semblaient briller d'une lumière particulière sous les reflets passagers de l'astre, observant avec une précision calculée chaque coin de la longue et trop étroite ruelle qu'il parcourait. Il savait qu'il trouverait quelqu'un ici, il en était sûr... Bien que cette ruelle fût éloignée, plusieurs l'empruntaient souvent comme raccourci, et en particulier des jeunes femmes. Ces pas s'arrêtèrent alors brusquement lorsqu'il entendit de lointaines foulées. D'un geste, il se cala contre le mur, espérant disparaître dans l'ombre de la nuit, bien que sa peau d'albâtre n'ait pas l'habitude de se fondre dans le noir. Il prêta l'oreille, percevant entre la cadence de la marche le froissement caractéristique du tissu. Il attendit, simplement, longuement : l'âme était loin, et particulièrement lente. Il n'essaya pas de se l'imaginer : ce serait trop cruel. La surprise serait bien plus délicieuse... Dans un mouvement vif, prémédité depuis quelques minutes, il attrapa la femme par le ventre pour l'attirer vers lui : elle lâcha un grand cri qui fit frissonner l'homme de plaisir. Elle essaya de se débattre, elle cria de plus en plus, mais il l'en empêcha d'en faire plus encore en plaquant sa main contre sa bouche. Il ne put qu'étouffer ses cris, mais il aurait été trop dommage d'en faire plus : les hurlements de peur d'une victime étaient si exquis... Tous ses muscles se bandèrent afin de retenir la jeune femme contre lui, adossé sur le mur. De sa main posée sur sa bouche, il pencha la tête de la jeune femme jusqu'à ce qu'elle découvre son cou, puis fit quelques pas de côté afin de l'exposer dans un rayon de lune. Il plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme, d'ambre, d'or et de cuivre. Elle avait de si beaux yeux... Ses cheveux auburn glissaient sur ses épaules tels de larges rubans de soie, et son court veston de daim était encore parfumé de l'odeur douce du cuir. Les lèvres de l'homme se posèrent doucement sur sa gorge alors qu'elle se débattait toujours, en proie à un furieux effroi, comme le témoignaient ses yeux noyés de panique. Il laissa simplement ses lèvres parcourir tendrement sa gorge, comme le ferait un amant, mordant parfois violemment la peau tendue de sa gorge, alors qu'il sentait distinctement les vibrations de ses cris. Sa peau dégageait une douce odeur d'herbe parcourue de rosée, un parfum particulièrement enivrant. Un soupir sortit des lèvres entrouvertes de l'homme alors qu'il se dégageait lentement de son cou pour laisser sa langue effleurer doucement son lobe d'oreille dépourvu de tout bijou. Sa main qui la retenait se serra encore plus sur son ventre, l'entraînant vers son torse musclé. Tout en embrassant tendrement sa gorge aux saveurs suaves, il fit glisser sa main sous le chandail de la jeune femme pour simplement entrer en contact avec sa peau couverte d'une fine couche de sueur. Elle se débattit encore plus, à son plus grand plaisir, essayant par tous les moyens de crier, de s'enfuir, de sauver sa vie. C'était pourtant tellement inutile... Mais une victime calme ne serait-elle pas des plus ennuyantes? Le défi l'intéressait, et jamais il n'avait eu une victime aussi déterminée, ce qui ne le déplaisait pas du tout. La main reposant sur sa bouche se retira afin de tenir fermement les épaules de la demoiselle alors que l'autre main quittait le ventre tendrement chaud pour sortir de sa longue botte une courte lame qui, l'instant d'un moment, comme à son habitude, se laissa enveloppé d'une aura blanche sous les reflets de la lune, se moquant ouvertement de tous quant à sa véritable destinée. À la vue de sa compagne, de son amie de toujours, de son arme, l'homme frissonna de plaisir, un sentiment grisant le possédant tout entier. La femme tempêtait si bien qu'il avait du mal à la retenir et il dut se faire rapide afin qu'elle ne s'échappe pas, la ramenant vers elle alors qu'elle allait s'enfuir. Il pressa ses avant-bras sur ses épaules et sur son ventre, la tenait si fermement qu'il put sentir à travers sa peau hâlée les battements affolés de son c½ur. De la main qui retenait son ventre, il sortit de sa poche une corde avec laquelle il attacha les poignets de la jeune femme sommairement, l'immobilisant au moins en partie. La main de l'homme se déplaça sur sa bouche, avec laquelle il étouffa enfin ses cris, reculant sa tête vers l'arrière tout en revenant poser ses lèvres sur sa gorge qu'il appréciait tant. De la lame acérée, il déchira lentement le veston de la jeune femme jusqu'à en fait tomber une bonne partie au sol, lacérant par la même occasion le ventre de la jeune femme sous le chandail. Le sang ne mit qu'un court instant avant de se répandre, et totalement subjugué par le spectacle, il ne put s'empêcher d'enfoncer un peu plus le poignard à divers endroits sur la peau de son ventre sans hésiter, d'entailler sa peau de part et d'autre afin de voir le sang courir sur sa peau et entre ses doigts. Il s'arrêtait souvent, admiratif, afin de se pâmer devant le sang perlant sur la lame maintenant d'un profond rouge bordeaux. Sans qu'il s'en rende vraiment compte, sous l'effet enivrant du meurtre, une bosse avait déformé son pantalon, et son souffle se faisait plus court et irrégulier. Il n'était nullement intéressé par son corps : seul le sang qui y circulait le captivait, seule la vie avec laquelle il jouait le passionnait. Un rire sortit doucement de sa gorge alors la jeune femme hurlait de douleur, se démenant dans une vaine tentative de fuite. Il enfonça une fois pour tout le poignard au niveau de la faible poitrine de la victime, tout en libérant ses lèvres, jusqu'alors clos par sa main, au même instant. Celle-ci lâcha un grand cri de douleur qui embrassa de concert le soupir de contentement du meurtrier. Il la laissa tomber au sol sans plus de ménagement, la dévorant de son regard bleu d'acier alors qu'elle se vidait lentement de son sang, tentant infructueusement, tout d'abord, de s'enfuir, avant d'abandonner, et de laisser la Mort l'amener dans son entre. Ses yeux étaient fixés sur la victime, un grand sourire étirait ses lèvres, ses yeux brillaient, ses lèvres riaient. Il l'observa jusqu'à son dernier cri, jusqu'à son dernier soupir, puis jusqu'à ce que la dernière étincelle de vie quitte définitivement son corps. Sa lame vint rencontrer le tissu de sa chemise alors qu'il l'essuyait nonchalamment, puis il se retourna, quittant le corps en courant pour disparaitre dans la nuit. Le seul témoin de ce meurtre fut sans doute cette porte d'acier, juste derrière lui, couverte d'inscriptions haineuses, bordée d'une vieille arche de pierre, qui en avait vu bien plus que vous ne le pensez.

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 22:21

La victime et lui

La victime et lui
Une faible lumière se dégageait des lampes à huiles accrochées sur des poteaux de bois. Une silhouette se détacha de l'ombre et évolua lentement dans la rue. Sous l'effet de la lumière vacillante des lampes à huiles, ses pupilles se dilatèrent légèrement, remplissant ses yeux d'un orange profond. Sa bouche légèrement entrouverte laissait voir ses crocs acérés. À cause de la froide température ambiante, un nuage de fumée se formait devant sa gueule. Les poils qui recouvraient son corps tordu par la maigreur frémissaient sous le vent, qui, impitoyable, soumettait son froid mordant. Tout en chemin, il eu le plaisir - ou le malheur, personne ne pouvait vraiment comprendre son esprit...- de rencontrer un couple de jeunes gens dans la fleur de l'âge, sûrement de retour d'une fête quelconque. La jeune femme, le voyant, cria d'horreur. Elle recula largement en entraînant son mari, puis le regarda avec un dégoût sans fin. Le couple de jeunes gens s'enfuit en marchant beaucoup plus vite. Il siffla longuement pour les effrayer puis continua son chemin d'un pas chancelant. Les victimes se faisaient si rares... Il continua sa route, puis bondit dans l'ombre, lorsqu'un cheval passa au galop à quelques centimètres à peine de lui. Il lâcha un cri aigu, qui affola le cheval et fit tomber par la même occasion le cavalier qui s'affala dans un bruit sourd au sol et se fit piétiner par son étalon. Il se retourna et détala sans demander son reste, entendant les gémissements déjà lointains de l'homme qui souffrait... S'il avait pu, un sourire moqueur se serait dessiné sur ses lèvres, mais son visage n'était pas conçu pour esquisser la moindre trace d'émotion. Son ventre se mit à hurler d'une faim qui avait été entretenue depuis plusieurs jours.
Soudain, il s'arrêta au coin d'une ruelle, courba son maigre dos et montra ses horribles crocs jaunis. Juste dans le tournant de la ruelle, une victime apeurée s'était tapie dans un coin, espérant de ne pas se faire voir. Et il tremblait d'une certaine joie à l'idée de la victime... Il avança, ses crocs pointus sortant de sa gueule, une douce salive coulant sur son menton et gouttant au sol. Il s'approcha lentement, puis ouvrit grand sa gueule, montrant ses autres canines tout aussi pointues. La victime s'écrasa dans l'ombre du coin, tremblant de peur par tous les pores de sa peau. Il avança d'un tout dernier pas, plaça sa gueule au dessus de la victime. D'un coup rapide, il abaissa sa gueule et la ferma. La victime émit un cri aigu et la vie quitta son corps frêle. Il ouvrit et ferma ses crocs sur la victime, puis avala avec plaisir le tout, aspirant le dernier membre de la victime dans sa gueule. La faim le quitta et il lécha avec plaisir ses lèvres remplies d'un sang abondant. Il recula de quelques pas puis alla se réfugier dans l'ombre de la rue, à l'abri des faisceaux lumineux des lampes à huile. Il chemina dans la rue, repensant à la victime qui avait fait taire les grondements de sa faim. Une fois assez loin des lieux du crime, il s'arrêta et sauta sur le rebord d'une fenêtre. Il s'étala en prenant le plus de place possible, puis profita de la pierre froide sur son corps décharné.
Avant de fermer les yeux et de s'endormir dans la nuit froide, il miaula le plus fort qu'il put et repensa à la souris qu'il avait dévorée...

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 18:33

Chimère si lointain...

Chimère si lointain...
En ce si beau jour de Mars, la lassitude m'emporte. Le gout délicieux de la vie me quitte et c'est à tâtons que j'essais en vain de l'avoir de nouveau. Alors que je m'avance, la vie pesant lourd sur mes épaules, les obstacles s'échangent la place tour à tour, ne me laissant pour répit que l'abysse profonde de la nuit, où enfin je peux devenir la reine d'un royaume chimérique, où enfin plus personne ne me juge. J'aimerais rester dans ces rêves si réconfortants, dans cet endroit où les remparts se dressant devant moi n'existent pas. Oh! Chimère, toi à qui je m'accroche, libère-moi le temps de ton existence de la vie qui se dresse à mes pieds, arrache moi l'instant d'un moment à cette longue route parsemée d'écueils. Vivre dans le rêve n'est pas approuver de tous mais quand la Réalité te brule à chaque fois que tu la rencontre, les songes te semblent plus attirant, ainsi enveloppés dans leurs beaux voiles vaporeux, tel Morphée attifée de ses plus beaux habits. Seuls ces mirages que je me construis réussissent à me faire progresser à travers le temps qui s'égraine sous mes yeux qui ne peuvent qu'agir qu'en tant que spectateur démuni de tous pouvoir. Les jours s'écoulent, alors que je devrais remonter la pente, je ne fais que la descendre un plus au fil des années. Les secondes passent devant moi sans que je puisse les attraper, et je les perds en me plongeant dans les douces chimères qui dirigent ma vie. Mort, je t'attends, viens me chercher, je suis là.

Texte écrit en Mars 2008.

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 19:40